Saint-Valentin -l'histoire

Publié le par josette

Printemps 2008 : après quelques déconvenues, il est temps  de "passer à autre chose" et nous entreprenons une "Odyssée" avec Biblioconte. Bien sûr, c'est Pénélope que je choisis. Je lis, j'écris, je relis Homère... puis  prends quelques libertés avec l'Histoire. J'en prends aussi quelques-unes avec la géographie. Même si je suis allée à Ithaque deux fois, les photos  viennent d'une autre région, le Pélion.

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 Pénélope va quitter le palais pour aller  marcher sur la plage comme elle le fait chaque soir depuis des années. Peu après, je  sortirai aussi. Je me dirigerai vers la roselière et  la contournerai. Je sais quels  minuscules sentiers emprunter pour arriver en même temps qu'elle à l’embouchure du petit ruisseau. Elle m’attendra là, assise sur la grosse pierre blanche. Je resterai caché à l’ombre des hautes tiges et,  bien à l’abri des regards indiscrets, nous parlerons un moment. Pendant quelques minutes, nous serons seuls au monde : elle, la reine d’Ithaque, femme convoitée tant pour sa beauté que  pour ses multiples richesses et moi, Antipaxos qui ne  suis que le  quatrième fils d’ Archaïs, roi d’une petite cité du Péloponnese, proche de la Pylos des sables. Notre famille n’étant pas riche, mes frères aînés  eurent  l’idée de m’envoyer ici, il y a déjà quatre ans : ils avaient entendu parler de cette reine d’Ithaque, veuve du valeureux Ulysse, disparu en mer avec tous ses compagnons lors de son retour de la Guerre de Troie. Ils disaient qu’en me faisant aimer d’elle, je pourrais devenir son nouvel époux et régner à ses côtés sur la plus belle île du septentrion. Avais-je le choix ? Mon avenir dans notre royaume n’était pas assuré car je ne semblais  doué ni pour la guerre  ni pour les arts. Il n'est qu'un domaine où j’excelle vraiment, le tir à l’arc.
Je suis monté sur un frêle bateau, accompagné d’un seul serviteur. Arrivé ici, j’ai rejoint la troupe des prétendants : mes frères croyaient avoir eu une idée originale mais la moitié des princes de Grèce se trouvait déjà dans la place. Nous étions nombreux à chercher à plaire à Pénélope,  faisant tout notre possible pour attirer son regard. Pourtant, elle ne remarquait aucun d’entre nous et nos pesantes attentions semblaient lui être égales. Elle nous parlait rarement et uniquement du prochain retour de son époux, ne souriait pas à nos flatteries comme l’aurait fait toute veuve de sa condition. Les règles de l’hospitalité qu’elle appliquait scrupuleusement nous permettaient de ne manquer ni de nourriture ni de vin. Les mois passant, nous oubliions tous la raison première de notre venue et nous contentions de profiter de la douceur de la vie au palais où nous n'avions qu'à manger, boire et nous exercer à des jeux athlétiques ou guerriers. Nous aimions aussi voler des baisers aux servantes, car nous avions fini par nous résigner à l'indifférence de leur maîtresse. Bien des prétendants n’avaient, comme moi, endroit meilleur où se rendre. Il nous fallait donc demeurer ensemble sur l’île verte et  continuer à espérer. (à suivre)








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Publié dans nouvelles

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L
<br /> Je crois que ça va être très difficile de séduire la Reine d'Ithaque ..<br /> Le Pelion est une très belle région de Grèce tu as eu raison d'en publier une photo<br /> <br /> <br />
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J
<br /> C'est la découverte de 2009 : la Grèce d' il y a 15 ans, comme si la pendule avait tourné à l'envers... Je crois qu'après Pylos, ce sera notre nouveau point d'attache.<br /> <br /> <br />