Saint-Valentin (3)
Franchissons cette haie de rosiers parfumés. Puis, assis sur le sable, je te lirai ce sonnet de Lucien Resch, poète excideuillais découvert au dernier café littéraire grâce à Geneviève.

Voyez ! la nuit s'étend
Comme une tache d'huile,
Et la lune descend
Des calmes toits de tuiles
Pour tomber brusquement
Dans l'étang immobile
Où elle éclate en cent
Fragments d'un or ductile.
Elle fouille les sentiers,
Maligne et indiscrète,
Où se sont réfugiés,
Le coeur troublé, la tête
En fête, les premiers
Amoureux qu'elle guette.
Comme une tache d'huile,
Et la lune descend
Des calmes toits de tuiles
Pour tomber brusquement
Dans l'étang immobile
Où elle éclate en cent
Fragments d'un or ductile.
Elle fouille les sentiers,
Maligne et indiscrète,
Où se sont réfugiés,
Le coeur troublé, la tête
En fête, les premiers
Amoureux qu'elle guette.
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