Une fable à ma façon
Voici ma version "prête à conter" de la fable Les poissons et le cormoran. On la trouve sur Internet, mais je la trouve un peu trop longue.
A quelque distance du pays des hérons, se trouve un pays d'étangs qu'un cormoran visite régulièrement quand il est lassé des plaisirs du bord de mer. On a connu cet oiseau au plumage d'un noir de jais, luisant sous le soleil et preste à saisir les poissons. Mais le cormoran a vieilli, son plumage a terni, ses ailes ne le portent plus si rapidement, sa vue a beaucoup baissé et, pour tout dire, il a maintenant du mal à se nourrir!
Il s'en vient dire à une écrevisse que dans huit jours exactement, le propriétaire procèdera à la pêche de l'étang où elle demeure. L'écrevisse, généreuse, plutôt que de se sauver seule, s'en va prévenir tout le peuple de ce lac. On nage, on s'assemble, on discute entre poissons, on débat entre crustacés, on vote chez les gastéropodes. Tous décident de demander l'avis de ce cormoran si bien informé.
Il dit qu'il n'y a qu'une solution: changer de lieu. On lui demande comment faire. Il propose alors d'organiser le sauvetage et de les porter tous jusqu'à sa demeure secrète, un trou d'eau entre ciel et terre, qu'aucun humain ne connaît.
Les poissons et leurs amis se laissent emmener dans le bec du cormoran qui les dépose dans un petit bassin, ni large, ni profond, rempli d'eau claire où il pourra chaque jour venir se nourrir sans effort.