Nils et Selma
Bien sûr, je savais de quoi il s'agissait... mais je n'avais jamais ouvert (ni même vu) le livre ! C'est vraiment passionnant, écrit (vers 1905) avec coeur et bon sens. On le lit comme un guide de voyage et on a envie de partir en Scanie, sur l'île d'Oland, à Uppsala... !
Les notes en fin d'ouvrage sont très bien. Seule erreur de l'éditeur : il n'y a pas de carte dans le livre. J'ai donc dû prendre ce vieil atlas routier (il connaît la RDA, pas les pays baltes !) et ainsi je peux mieux suivre le vol de la bande d'Akka jusqu'en Laponie.
Arriverai-je à conter des passages de ce roman ? Peut-être...
En faisant des recherches sur l'auteur j'ai trouvé ce texte : facile de m'y (nous) reconnaître !
« Selma Lagerlöf est suédoise et nordique, mais en plus, elle est provinciale, ce qui explique sa force. Le renouveau littéraire semble souvent surgir des marches de l’"empire culturel" : d’Islande, d’Irlande, d’Amérique latine. Le Värmland est une de ces provinces excentriques, lointaines, isolées des métropoles culturelles de l’Europe. Les classes supérieures – petite noblesse, maîtres de forges, clergé –, qui ne constituaient qu’une mince couche sociale, en était réduite à en appeler à leurs propres talents : en jouant un quatuor de Haydn, en représentant une saynète, en improvisant des vers, en lisant ardemment, à haute voix, les romans historiques de Walter Scott, Dickens, Dumas, Carlyle, et surtout en contant des histoires. L’art du récit oral était perpétué dans les petits manoirs dont la taille dépassait à peine celle des métairies. Les traditions et légendes des larges couches populaires pénétraient jusque dans les salons. La tradition épique et folklorique était transmise par les femmes. Telle était en particulier la situation à Mårbacka, la maison où Selma Lagerlöf passa ses années de jeunesse. » (Sven Delblanc, site de l’Académie suèdoise)